Playlist du samedi n°3

Playlist du samedi n°3

/ Musique, playlist

Pour ce same­di, je vous ai concoc­té une petite play­list presque douce et posée, enfin, si je les com­pare aux deux pré­cé­dentes. Bonne soi­rée à tous!

Bren­dan Per­ry — Win­ter­sun
Nos­tal­ghia — Sun­shi­ny Milk
Ste­ven Wil­son & Ninet Tayeb — Pariah
Soap&Skin — Voyage, voyage
Azam Ali — Spring arrives
Tash Sul­ta­na — Jungle
Mano Solo — Je suis venu vous voir
Sleep Dea­ler — Wheel of Time
Bat for Lashes — Tro­phy
Ana­the­ma — Fra­gile dreams

Playlist du samedi n°2

Playlist du samedi n°2

/ Musique, playlist

Aujourd’hui on va taper dans l’enfumé et le bitume avec cette petite play­list orien­tée sto­ner. Faites péter le Jack!

Kar­ma to Burn — 62
Sleep — Dra­go­naut
Elec­tric Wizard — Satur­nine
Fu Man­chu — Hell on wheels
Orange Goblin — Some you win, some you lose
Acid King — Not Fra­gile
Goats­nake — El coyote
Spi­ri­tual beg­gars — Man­tra
Grand magus — Freja’s choice
Truck­figh­ters — Hawk­shaw

Playlist du samedi n°1

Playlist du samedi n°1

/ metal, Musique, playlist

Pour inau­gu­rer cette série, j’ai vou­lu com­po­ser une play­list de Metal “qui tape”. Enfin ça reste encore gen­til… ou pas. L’idéal après avoir pas­sé une mau­vaise semaine et repar­tir sur un bon pied.

Lunar­sea — Ianus
Ato­mA — Sky­light
Syl­vaine — Ear­th­bound
Orpha­ned Land — We do not resist
Insom­nium — While we sleep
Lant­lôs — These nights were ours
Nume­no­rean — Thirst
Swal­low the sun — Fal­ling World
Khon­su — A Jha­tor Ascen­sion
Hal­la­tar — My mis­take

Legacy (Myrath)

Legacy (Myrath)

/ Legacy, Musique, Myrath

Myrath, c’est du Metal pro­gres­sif venant de Tuni­sie. À l’instar d’Orphaned Land en Israël, Myrath incor­pore des sono­ri­tés locales à sa musique. Le der­nier album en date et que je vous pré­sente aujourd’hui s’appelle Lega­cy (c’est éga­le­ment la signi­fi­ca­tion du nom du groupe) et vient com­bler un trou de cinq ans suite au décès d’une per­sonne par­ti­cu­liè­re­ment impli­quée dans le groupe et à qui l’album est dédié. Cet opus est éga­le­ment la preuve que Myrath ne mise pas tout sur son ori­gi­na­li­té sonore et sait com­po­ser des mor­ceaux fich­tre­ment bons par eux-mêmes.

Le mor­ceau d’ouverture, Jas­min, com­mence avec quelques sif­fle­ments, avant d’exploser d’une manière assez épique, on en sen­ti­rait presque la tem­pête de sable venir s’échouer dans nos che­veux. Elle s’emboite par­fai­te­ment avec le magni­fique et plein d’espoir Belie­ver. On perd un peu la patte tuni­sienne lors de mor­ceaux comme Get your free­dom back, où cette influence est à peine rap­pe­lée par les cordes en arrière-plan.

Au niveau des textes, qui sont assez cat­chy bien qu’un peu légers pour moi, parle prin­ci­pa­le­ment de luttes inté­rieures, de com­bat­ti­vi­té, de tra­hi­son et d’amour. Excep­tions notables: The needle, sur les jeunes toxi­co­manes et The Unburnt qui est un mor­ceau ins­pi­ré par Danae­rys Tar­ga­ryen (Game of Thrones)

Shine rising sun
Sever the dark and let me go
With now­here to run
I’m fal­ling apart don’t let me go
And I’ll be there but I’m afraid
This spell you’ve cast on me
For­sa­ken have I become…this storm of lies

Storm of lies

L’album se conclut par Storm of Lies, mor­ceau mon­tant en puis­sance et illus­trant que le chan­teur de cette for­ma­tion plu­tôt jeune n’a rien à envier aux plus grands

Dummy (Portishead)

Dummy (Portishead)

/ Dummy, Musique, Portishead

L’album d’aujourd’hui, Dum­my, du groupe de trip-hop anglais Por­ti­shead, est sor­ti en 1994. Leur dis­co­gra­phie reste assez courte (2 albums de plus pour le groupe, 1 pour la chan­teuse Beth Gib­bons) et cet album res­te­ra leur meilleur à mon sens, avec des perles comme Roads, Glo­ry Box et leurs accents soul, façon bar enfu­mé. On a donc comme il se doit au menu une voix très sen­suelle, des basses lan­gou­reuses et une mélo­die envoû­tante qui donne envie de lumières tami­sées.

Please could you stay awhile to share my grief
For it’s such a love­ly day
To have to always feel this way
And the time that I will suf­fer less
Is when I never have to wake

Wan­de­ring Star

In the darkness (Dead soul)

In the darkness (Dead soul)

/ Dead soul, In the darkness, Musique

Dead soul est un grou­pe de rock blue­sy venant de Suè­de. Leur album In the Dark­ness est sor­ti en 2013 et les thè­mes des chan­sons tou­chent sou­vent à la reli­gion,  l’auteur ayant bien bai­gné dans ce milieu étant plus jeu­ne. Le mor­ceau d’ouverture, Hounds of hell, nous ouvre les por­tes de l’album avec son ryth­me entê­tant et gras. Ils enchaî­nent alors sur Burn fore­ver, titre évo­quant la dam­na­tion éter­nel­le.

À la mi-album, The patient, on sem­ble entrer dans une sor­te de déli­re para­noïa­que, le pro­ta­go­nis­te s’entretient avec un psy, lui confiant qu’il res­sent quel­que cho­se de noir gran­dir en lui (et qui fini­ra par le dévo­rer plus tard). L’ambiance trip­py du mor­ceau col­le par­fai­te­ment à cet­te ambian­ce. Il est sui­vi de l’agité Dead hou­se, com­me si ce mélan­ge chaud/froid avait été cal­cu­lé pour ren­dre le mor­ceau plus per­cu­tant qu’il ne l’est déjà.

Puis arri­ve mon mor­ceau pré­fé­ré de l’album, Lost my will. La voix cha­lou­pée accom­pa­gné d’un tem­po lent ne peut que nous entraî­ner mal­gré nous dans les abî­mes en com­pa­gnie du per­son­na­ge.

Eve­ry lit­tle thing is going down the drain
If this conti­nues I’ll go insa­ne
My soul is bla­ck, my heart is set in sto­ne
I’m no good honey, I’m bad to the bone

Lost my will
Lost it along the way
And I’ve rea­ched the end
All I can do is pray

Lost my will

L’album se clô­tu­re avec Asy­lum, fai­sant écho aux deux mor­ceaux pré­cé­dents, le pro­ta­go­nis­te a fait face à ses péchés et l’absence de divi­ni­té l’empêchant de les absou­dre a ache­vé de le ren­dre fou.

Enter (Within Temptation)

Enter (Within Temptation)

/ Enter, Musique, Within Temptation

Aujourd’hui, je vous pro­pose de prendre une ving­taine d’années dans la face. En effet, Enter est sor­ti en 1997 et ce fut le pre­mier album de Within Temp­ta­tion, éga­le­ment un des pre­miers albums de metal que j’ai écou­tés (J’y suis venu sur le tard, j’en conviens). Je l’ai donc ré-écou­té pour cette chro­nique. On est donc en pleine époque “metal  à chan­teuse” (Night­wish a sor­ti son pre­mier album la même année, entre autres), cet album n’échappera pas au pon­cif “la belle et la bête” d’usage. Il fait figure d’OVNI dans la dis­co­gra­phie du groupe, la prod moins léchée et les mélo­dies, com­ment le dire, moins “sucrées” n’ont aucune com­mune mesure avec les albums ulté­rieurs des Hol­lan­dais. C’est bien simple: s’il n’y avait pas la même voix, on aurait pu croire à deux groupes tota­le­ment dif­fé­rents. Bref, à écou­ter pour ceux qui ne les trouvent pas assez metal.

URSA (Novembre)

URSA (Novembre)

/ Musique, Novembre, URSA

L’Italie nous apporte l’album d’aujourd’hui: URSA (Union des Répu­bliques Socia­listes Ani­males), du groupe de doom/death Novembre. Il est sor­ti en 2016, après un hia­tus de presque 7 ans et fait suite au départ du bat­teur d’origine. C’est donc un album qui a eu le temps de bien mûrir et force est de dire qu’il a été cueilli à point., chaque titre est bien à sa place et donne un album aux saveurs équi­li­brées. Mélan­geant chant clair et gut­tu­ral, des moments bien ryth­més avec d’autres plus posés et intros­pec­tifs, il n’en faut pas plus pour rem­por­ter mon adhé­sion.

Le titre n’est pas inno­cent et est en fait le nom ori­gi­nal de publi­ca­tion de La Ferme des Ani­maux d’Orwell, le titre ayant été chan­gé, sans doute pour ne pas trop frois­ser les Sovié­tiques à l’époque. C’est donc un signe qu’il faut s’attarder par­ti­cu­liè­re­ment sur les textes de cet album. Vous pou­vez les retrou­ver sur le site Dark Lyrics si cela vous inté­resse. Au niveau de l’écriture, c’est très poé­tique et ima­gé comme à leur habi­tude, mais cer­tains thèmes affleurent, comme l’animalisme. Vous pour­rez sans doute vous en tirer une inter­pré­ta­tion per­son­nelle.

Aus­tra­lis, pre­mier titre de l’album est un titre-renais­sance (lié aux 9 ans d’absence du groupe) et est un mor­ceau ryth­mé mais tout de même assez léger. The Rose, qui lui suc­cède, tape bien plus fort avec par­tie solo juste mons­trueuse mais redes­cend de plus belle pour se finir sur une touche médi­ta­tive.

Uma­na est clai­re­ment dans un registre spi­ri­tuel, citant Kri­sh­na­mur­ti et par­lant glo­ba­le­ment d’éveil des consciences.

Our souls float, una­ware of the scale of the awa­ke­ning
The fear is whole, consu­ming us through the cri­sis

Uma­na

Eas­ter est une réfé­rence évi­dente à la résur­rec­tion du Christ. Puis arrive la chan­son-titre, URSA. Ceux qui ont lu le livre cité plus haut com­pren­dront tout de suite la réfé­rence. En deux mots c’est une cri­tique contre le régime sovié­tique dégui­sée en fable ani­ma­lière.

Puis, comme une sus­pen­sion dans le temps, une échap­pée hors de l’espace: Oceans of after­noons. Une pause bien méri­tée avant Anno­luce, chan­son au rythme sou­te­nu, plu­tôt passe-par­tout et invi­tant au head­bang. Pas éton­nant qu’elle aie été choi­sie comme single.

Aga­thae est une ins­tru­men­tale avec des airs de folk au début, mais qui se mue presque en black, avant de renouer avec le motif musi­cal du début du mor­ceau. Elle est sui­vie de Bre­men, un titre aus­si emprun­té à la lit­té­ra­ture (Les Musi­ciens de Brême). L’album se conclut par Fin, et j’avoue que je suis volon­tiers pre­neur d’une inter­pré­ta­tion.

Bref, un album à avoir dans sa col­lec­tion, ou au moins à avoir écou­té. Une bonne écoute à tous!

Ariettes oubliées (Les Discrets)

Ariettes oubliées (Les Discrets)

L’album d’aujourd’hui, Ariettes oubliées, est sor­ti en 2012, sous la plume de Fur­sy Tes­sier, un nom connu des ama­teurs d’Alcest ou d’Amesoeurs. En effet, il a col­la­bo­ré en tant que bas­siste dans ces deux for­ma­tions et vice ver­sa. Bien qu’apparentés , ces groupes ont cha­cun leur atmo­sphère bien spé­ci­fique. Si Alcest était oni­rique, Les Dis­crets, comme le laisse pen­ser la cou­ver­ture de l’album, est plus sombre. Musi­ca­le­ment, on est dans un registre metal, avec une voix ethé­rée, ce qui intro­duit un contraste appré­ciable et laisse une lueur au beau milieu de toute cette noir­ceur.

L’album débute par Lin­ceul d’hiver, une pièce ins­tru­men­tale qui vient poser l’ambiance. Notons que le der­nier mor­ceau reprend la même intro­duc­tion, mais évo­lue dans une tout autre direc­tion. Le deuxième mor­ceau, La tra­ver­sée, est éga­le­ment le plus long de cet album, et évoque le pas­sage de l’autre côté des fron­tières.

Nous les offen­sés, nous les apeu­rés
Tou­chant de nos sens, celle que l’on a tant redou­tée.

Gla­cés et apai­sés,
On se laisse glis­ser
Dans celle qui ne peux que nous embras­ser,
Pour mieux nous étouf­fer.

La tra­ver­sée

Puis nous avons Le mou­ve­ment per­pé­tuel, par­lant de la homme per­pé­tuelle de l’homme, avec des moments d’accalmie ryth­mé par un motif musi­cal de quelques notes à peine d’un bout à l’autre de ce bijou. Ensuite, nous avons un mor­ceau tiré d’un recueil de Paul Ver­laine, duquel les Dis­crets ont tiré le nom de l’album: Je devine à tra­vers un mur­mure.

Le cin­quième mor­ceau, La nuit muette, nous plonge dans les réflexions noc­turnes et sans réponse, quand nous ne sommes plus qu’en face de nous-même et que nos angoisses nous prennent à la gorge. Il est sui­vi d’Au creux de l’hiver, puis du sublime et plus calme Après l’ombre, qui est dans le susur­re­ment et la sug­ges­tion aus­si bien voca­le­ment que mélo­di­que­ment.

Si vous ne connais­siez pas ce groupe ni aucun des autres cités, je ne peux que vous encou­ra­ger à plan­cher des­sus, les textes et la musiques sont riches et empreints d’une poé­sie mélan­co­lique sub­tile.

Smash the control machine (Otep)

Smash the control machine (Otep)

/ Musique, Otep

Otep est un groupe de nu metal amé­ri­cain, qui offi­cie depuis 2002. Aujourd’hui, j’ai déci­dé de vous par­ler de leur qua­trième album, Smash the control machine sor­ti en 2009. Je dis leur, mais il convien­drait presque de dire son album, vu que le nom du groupe a été don­né par le pré­nom de la chan­teuse, Otep Sha­maya. Tant par la forme que par le fond, elle donne ici dans la pro­tes­ta­tion sociale, l’anti-establishment et la forge d’une iden­ti­té déci­dée plu­tôt qu’imposée.

Rise, Rebel, Resist, le pre­mier titre, est donc une par­faite intro­duc­tion à cet album avec son refrain entê­tant et ses paroles per­cu­tantes. Dans la même veine, la chan­son-titre invite à débou­lon­ner le sys­tème pous­sant à la consom­ma­tion, qui sauve les banques et noie ses clients. Numb & dumb évoque la drogue et son côté anes­thé­siant, mais aus­si les médi­ca­ments et dans une moindre mesure, la reli­gion (Oh sweet sca­re­crow in the sky… You have all the ans­wers but we will never die…)

Dans la deuxième par­tie de l’album, par­mi les mor­ceaux mar­quants, on ne sau­rait omettre Kisses and Kero­sene. Ici pas de chant, juste Otep qui parle la voix habillée par des sons d’ambiance plu­tôt chao­tiques. Elle nous parle des tor­tures qu’elle vou­drait infli­ger à quelqu’un qui lui a fait du mal dans le pas­sé, comme pour rééqui­li­brer le monde.

Puis il y a la balade Ur a WMN now… La dou­ceur de la mélo­die et du chant ne peut qu’entrer en contraste avec la cruau­té des paroles:

Good girls hold real still
Sur­ren­der your free will
They cra­cked the crown
To pluck the pearl

Here, on the jag­ged edge of the world
You’re a woman now
You’ve become a woman now

Ur a WMN now

To EQE

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