Mountain Fever (Subterranean Masquerade)

7 mars 2021 | Musique | 0 commentaires

Subterranean Masquerade est un groupe de Prog que je suis depuis quelques années maintenant. Je les avais découverts en première partie de leurs compatriotes Orphaned Land. Je me suis laissé happer par leur bonne humeur explosive et ne pouvais qu’attendre avec impatience leur nouvel album, Mountain Fever, dont j’avais pu entendre un extrait en primeur lors de la dernière tournée.

Je vous propose donc de découvrir cet album qui sortira au mois de mai, chez Sensory Records. Et pour poser l’ambiance, voici le clip avec des images live de leur premier single (Ascend, donc):

Vous sentez la puissance de ce morceau en concert et ses mouvements repris en chœur par le public? Et bien, voilà, c’est ça Subterranean Masquerade, un groupe qui fait corps avec son public et l’emmène dans son monde complètement déjanté. Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises, croyez-moi! C’est un groupe qui aime s’affranchir du carcan guitare/basse/batterie voix pour s’en aller explorer des sonorités des quatre coins du monde.

La chanson-titre, Mountain Fever, m’a d’ailleurs fait penser directement à une ambiance de Great Bazaar (un de leurs albums, ce n’est pas pour rien) et donne une furieuse envie de danser tout en headbangant.

Mi-album, nous trouvons Inwards, un morceau ma foi fort étrange et fascinant. Il débute de manière très festive, avec un parfum d’Est, mais sur le dernier tiers du morceau, la machine s’emballe comme si on était au beau milieu d’un conflit intérieur. La voix semble sombrer dans une légère folie tandis que les cuivres sonnent les ultimes notes du morceau.

Un des autres morceaux qui m’en a mis plein la tête, c’est For the Leader, with Strings Music. D’entrée de jeu, on part dans le guttural et l’énervé, avec quelques solos bien sentis.

L’album se termine sur Mångata, qui désigne, en suédois, le reflet de la lune sur l’eau à la façon d’une route (oui c’est très précis). Idan Amsalem d’Orphaned Land accompagne le titre de sa guitare. S’il commence en douceur, comme tout bon titre prog, il monte subtilement en puissance et nous permet d’atterrir en douceur à la fin de l’album. Je l’imagine d’ailleurs bien clôturer les futures dates live.

Je ne pouvais pas passer à côté de la magnifique pochette. Elle est en elle-même un porte-étendard de l’univers du groupe: la montagne du titre a un troisième œil, des livres volent, on voit un masque sur l’un d’entre eux qui pourrait symboliser une sorte de livre de la connaissance. Et aussi ces deux entités enflammées dans le ciel, avec des yeux, et une qui semble être littéralement un chariot de feu. Y’aurait-il un lien avec le poème de William Blake And did those feet in ancient time ?

Il y aurait sûrement beaucoup à dire au sujet de cette pochette et des paroles (écrites en intégralité par Vidi Dolev, la musique, elle, a été composée par le membre fondateur Tomer Pink) mais je préfère laisser planer le mystère et la libre interprétation, sur laquelle théologiens et philosophes s’exprimeraient mieux que moi.

Conclusion? Je suis fan, j’avoue. Mais avec l’intégration de Vidi et les invités de marque, le groupe a trouvé une alchimie encore plus énergique qu’avant. En concert, il va y avoir de la danse j’aime autant vous le dire, pour reprendre les mots d’un grand philosophe breton.

Chronique écrite pour Metal Alliance Mag

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