Tournée d’Orphaned Land

Orpha­ned Land… Je ne sau­rais dire tout l’amour que j’ai pour ce groupe. Ils en vien­draient presque à détrô­ner Saez. Un son puis­sant, des mots fine­ment cise­lés qui tapent juste, une pré­sence sur scène incroyable et une huma­ni­té qui manque à nombre d’entre nous. Je les avais vus en for­ma­tion élec­trique et acous­tique il y a quelques années, et en fin de semaine pas­sée, j’ai eu la chance de les revoir deux fois, en Valais et à Zug, accom­pa­gné de trois autres groupes. Même si Lunar­sea et Sub­ter­ra­nean Mas­que­rade sont de bonnes for­ma­tions (et de sacrés agi­tés) , j’ai un atta­che­ment émo­tion­nel si fort avec eux qu’ils les ont lit­té­ra­le­ment éclip­sés. J’ai ri, j’ai pleu­ré, j’ai sau­té, crié, chan­té et j’ai repleu­ré quand c’était fini.

On est lun­di et je res­sens encore les stig­mates au cou et au dos, mais bon sang ça en valait le prix. Je sens que les vinyles vont bien tour­ner cette semaine. Si vous ne les connais­sez pas, mais qu’est-ce que vous atten­dez pour cor­ri­ger ça?

All is One (Orphaned Land)

Un jour, par l’entremise d’un ami, j’ai décou­vert Orpha­ned Land au tra­vers du clip de All is One, tiré de l’album épo­nyme. Ils sont Israë­liens et pro­posent un métal pro­gres­sif dou­blé de saveurs orien­tales qui s’intègrent par ailleurs par­fai­te­ment avec leurs thé­ma­tiques: reli­gion paix, et uni­té. Je n’ai pas choi­si le clip par hasard car la pléiade de sym­boles est une par­faite illus­tra­tion de ce qu’est ce groupe et du mes­sage qu’il véhi­cule. Leur langue prin­ci­pale est l’anglais mais l’hébreu, l’arabe, le latin, le turc font aus­si par­tie de nom­breux mor­ceaux et contri­buent à faire tom­ber les bar­rières, comme celle du conflit israë­lo-pales­ti­nien, dénon­cé dans la chan­son Let the Truce be known qui raconte l’histoire de deux enfants qui jouent ensemble à la guerre et finissent par s’entretuer avec de vraies armes une fois enrô­lés dans leurs armées res­pec­tives. Les vic­times col­la­té­rales et inno­centes que sont les enfants sont pré­sentes aus­si dans un autre mor­ceau, Chil­dren, nous dépei­gnant la vision d’un enfant déchi­ré par la guerre et per­du devant l’horreur du monde qui l’entoure.

Un autre mor­ceau qui m’a mar­qué est le sublime Through Fire and Water, chan­té en hébreu/arabe et en duo masculin/féminin:

Des­pite of the lie, the death and the woes of for­gi­ve­ness
Through fire and water I shall walk with thee

Que rêver de mieux comme appel à la récon­ci­lia­tion fra­ter­nelle et au par­don? Je pense qu’on tient là une des clés vers un monde meilleur qui ne serait plus orphe­lin. Enfin bref, même si vous n’avez aucune opi­nion spi­ri­tuelle, pre­nez le temps d’écouter ce petit bijou, vous en tire­rez à coup sûr quelque ensei­gne­ment de sagesse.