Cauchemar

Au petit matin, une musique résonne
Me sauvant des griffes cruelles d’Éphialte
Pour me jeter dans ce moderne enfer d’asphalte
Où les sages pareils à des sots déraisonnent

Chacun a un avis sur tout et le claironne
Pétris de suffisance, jamais ne font halte
Et à ceux-là que l’anticonformisme exalte
De leur piédestal, Fortune les déboulonne

Petits rien que nous sommes, tristes vanités
Nous nous étouffons dans nos propres vérités
Et nous croyons qu’un jour le soleil brillera

Mais si sagesse entre en nos âmes malivoles
Et si nous pouvions éviter la camisole
Peut-être bien qu’un jour le soleil brillera

Banière: Le Cauchemar, Johann Heinrich Füssli

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