Just another hollowman
  • Google
  • Instagram
  • Tumblr
  • Twitter
  • Rss
  • Accueil
  • Blog
    • À la Une
    • Annonces
    • Morceaux choisis
    • Politique et société
  • Textes
  • Musique
  • Saez
  • À propos

Textes

Je marche

Posted on 27 octobre 2010 by cretch in Textes Pas de commentaires

Je marche dans ces couloirs depuis longtemps. Tout ici est étrange, ce n’est pas un monde que mes yeux, ni même mon âme, n’ont vu. Les murs, le sol, le plafond ; tout semble bouger, se déformer. Au loin, j’entends un bruit qui ne me rappelle rien de connu, il résonne tellement fort que je ne sais plus si il est dans ma tête ou si je l’entends réellement.

Tout à l’heure, j’ai bien tenté d’appeler à l’aide, mais aucune réponse n’est venue. C’est comme si j’étais seul ici, et que les autres étaient ailleurs, qu’il y avait un espace infini entre eux et moi. Ou peut-être même que les autres n’existent pas, comment pourrais-je le savoir ? Je n’ai vu personne depuis que je suis arrivé ici, même pas un petit indice, une petite marque de la présence d’un être humain. Mais je continue quand même à avancer, bien que je ne sache pas où je vais. Après tout, pourquoi n’avancerais-je pas ? S’il n’y a rien ici, il doit forcément y avoir quelque chose là-bas. Et je crois qu’au fond de moi, j’ai envie de le découvrir, même si j’ignore totalement ce que cela peut-être.

Et puis, il me semble que l’air devient moins pesant, mes pas se font plus légers. L’extérieur commence à perdre de l’importance, il s’efface petit à petit pour me laisser face à moi-même et à mes intimes désirs. Je reste figé sur place, le regard fixé vers le bout du couloir, et pourtant j’ai l’impression d’avancer malgré moi, mais je n’essaie pas de résister, car cela serait vain. Le bruit de tout à l’heure s’estompe, puis je finis par ne plus rien entendre. Mais cela ne me panique pas du tout, même si c’est l’inconnu qui m’attend.

Il ne me reste plus qu’à regarder, ou plutôt à contempler cet horizon qui se rapproche inéluctablement. C’est assez étrange de se réjouir d’arriver vers cet inconnu que l’on attendait. Plus je m’en approche, plus la lumière augmente et elle finit par m’éblouir complètement. Je ne vois plus qu’elle, plus que ce rayonnement intense. Une douce chaleur m’envahit alors et la lumière s’affaiblit. Je peux alors distinguer une forme qui s’approche. Petit à petit, ses contours se dessinent et apparaît alors une créature majestueuse, presque irréelle. Ses cheveux pareils à des rayons de soleil, ses yeux doux et bienveillants, tout en elle m’inspire une confiance absolue. Les traits de son visage sont comme les facettes d’un cristal ou d’un diamant, étincelant au milieu de la nuit, ma nuit. Son sourire est d’une beauté à nulle autre pareille, devant lui, même les plus durs cœurs fondraient. Et puis, elle s’avance doucement, sans bruit, comme une nymphe. Ses vêtements majestueux semblent une fine brume la recouvrant à peine. Leurs replis renvoient mille rayons de lumière qui inondent ces lieux d’une clarté triomphante.

Elle et moi, ici, seuls au milieu de rien, moi en face d’elle, désarmé, à nu ; elle tend son bras droit vers moi, je me sens alors comme traversé par une énergie surnaturelle, mon bras se lève aussi et ma main prend la sienne. Elle se met alors à me regarder avec une douceur indescriptible. Une larme se met à perler au coin de son œil, puis coule sur sa joue. C’est alors qu’elle tombe. L’air semble fumer autour d’elle et lorsqu’elle touche le sol, toute la pièce disparaît, tout devient plus lumineux ; je sens que je me désagrège pareillement, mon corps se sépare de moi. Bientôt je ne suis plus qu’un esprit et les choses que je vois ne sont pas descriptibles par des mots humains. Je suis alors définitivement séparé de ce monde où je souffrais, où je connaissais le malheur. Les larmes y étaient monnaie courante, la seule musique qu’on y entendait était les lamentations des cœurs des hommes, la peine et la tristesse, se mêlant en une déchirante symphonie et implorant une improbable grâce divine, montaient aux Cieux.

Ici, enfin, tout cela a disparu. Et bientôt, j’en perdrai le souvenir. La mort est comme l’effacement de toute sensation, la fin de toute douleur. L’enfer n’est pas ici, il est derrière moi maintenant. Le départ de ceux que l’on aime devrait nous réjouir. Mais au contraire, nous pleurons, nous faisons nôtre une douleur qui nous est étrangère. Égoïstes que nous sommes ! Nous voudrions au fond de nous-mêmes partir, et nous envions ceux qui ont cette chance.

Enfin, ces questions ne seront bientôt plus les miennes. Est-ce que je pourrais même encore m’en poser ? Quelle importance ! Allez, tu peux m’emporter maintenant, dans ta lumière. Que mon âme s’envole enfin vers cette paix dont tu es le portail.

Tweet

Ce soir

Posted on 27 octobre 2010 by cretch in Textes Pas de commentaires

Ce soir, le monde est comme tous les autres soirs : triste et sans couleurs. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. En fait, il les a perdues, elles se sont évaporées. Ça fera 2 ans, 2 ans qu’elle est partie, emportant avec elle toute la lumière du monde. Oui, elle était le Soleil, même plus que ça ; elle donnait le sens de ma vie en ce monde. Elle en était l’essence, l’intime nature. Et chaque jour, je repense à elle, à ses cheveux noirs doux comme de la soie, ses yeux bruns, sa bouche ; tout en elle était parfait, chacun des détails de son visage était un petit monde où je me perdais un peu plus chaque jour. Sa voix était une mélodie plus douce que le murmure d’un ruisseau, ses mots étaient la clé du Paradis…

Il est bien tard, je vais rentrer me coucher, me préparer à affronter demain qui sera encore plus pénible et ennuyeux que hier, mourir un peu plus encore, car chaque jour est un pas de plus vers la fin. Puis 6 heures passent. Le réveil est étrangement facile ce matin, l’air me semble différent, comme s’il y allait avoir quelque chose de particulier aujourd’hui. J’ignore quoi, mais je le ressens au plus profond de moi, c’est étrange mais c’est ainsi. En plus, je n’ai même pas la volonté de lutter contre ce sentiment. Depuis longtemps, je préfère subir la vie que le Destin m’impose.

En sortant de chez moi, l’éclatante noirceur des nuages conforte mon sentiment. Aujourd’hui sera vraiment un jour particulier. Mais pourtant, lorsque j’arrive en cours, ce sont toujours les mêmes personnes qui sont aux mêmes endroits. Il y a encore quelques temps, je voyais dans ces visages des frères, d’autres esclaves de la routine des étudiants, prenant leur pause café-clope à la récréation et attendant péniblement la cloche salvatrice qui les libèrera de leur quotidien. Maintenant, je n’y vois plus que des fantômes, des âmes vides. Les paroles des professeurs s’évanouissent quelque part dans ces salles qui font mon quotidien et, par conséquent, mon ennui.

Puis arrive la fin des cours. Je me sens à nouveau un peu plus libre, mais ça ne durera pas bien longtemps, je ne le sais que trop. Et puis, après tout, à quoi sert d’être libre si l’existence même n’a plus de sens ? C’est elle qui me faisait me sentir vivant. Quand je vais la voir dans son ultime demeure, c’est comme si je mourais à nouveau. Je n’ai que quelques rues à traverser et d’habitude le chemin me semble horriblement long, un véritable calvaire. Pourtant, aujourd’hui, rien ne me semble plus doux. Puis j’arrive à la tombe décorée d’un bouquet de chrysanthèmes. J’allume une bougie. La petite flamme qui vacille me rappelle la vie, qui est si fragile, et qu’un coup de vent peut éteindre, comme ce jour où nous avions été au cinéma. Nous nous sommes séparés pour rentrer chez nous. Un peu plus tard, j’ai reçu un téléphone. Cette sonnerie, je m’en souviendrai toujours ; le monde m’est apparu depuis lors une disharmonie totale, car quelque chose s’est brisé dans mon cœur à cet instant.

Et après, la voix froide d’une infirmière m’annonça la mort de Katalina dans un accident de voiture. J’ai été la voir immédiatement et quand je suis entré dans la chambre, un médecin a tenté de m’expliquer les causes de sa mort, je ne l’ai même pas écouté. Elle était morte et quelle qu’en soit la manière, c’est tout ce qui compte. J’ai demandé à ce qu’on me laisse seul avec elle. Je suis resté là des heures durant, à me lamenter face à la mort des étoiles. Tout un ciel s’est éteint, tous les oiseaux ont cessé de chanter. Signe du destin, les nuages étaient particulièrement noirs, comme ce soir. Parfois, j’ai envie de m’envoler au dessus d’eux, découvrir ce qu’il y a au-delà.

Aujourd’hui, je crois que j’en ai le courage. J’ai décidé de monter sur la falaise derrière le cimetière. Plus je monte, plus je me sens léger, comme soulagé des maux de ce monde. Au sommet, je contemple le vide, ce vide éternel et absolu, pourtant si présent. Plus qu’un pas pour plonger dans l’infini, le tout ultime. Plus qu’un pas pour la retrouver enfin. Ici, il n’y a plus rien et là-bas, il y a tout. Il y a toi. Je peux te sentir, maintenant que je suis aux portes de l’Éternité. La plupart des gens la craignent, mais elle m’attire, parce que tu y es et que l’univers tout entier est en toi. Je vais enfin retrouver les couleurs du monde, retrouver le sens de la vie au sein même de la mort.

Adieu…

Tweet

Et que s’ouvre l’abysse devant toi mon amour

Posted on 16 janvier 2010 by cretch in Textes Pas de commentaires

Une lumière blafarde et mourante dessine tes contours avec une intimité à nulle autre pareille, elle est une invitation à l’abandon des corps et des âmes. Aidé par l’alcool qui embrume nos esprits, j’ose enfin passer mes doigts sur ton visage, découvrant la texture délicate de ta peau et m’émerveillant de tant de perfection. Je sens que tu es troublée par ces innocentes caresses, ta respiration fait comme une douce brise sur mon visage. Tu surprends alors ta main effleurant la mienne comme si nous n’étions plus maîtres de nous-mêmes mais plutôt l’un de l’autre. Tes lèvres s’approchent de mon oreille et tu me dis dans un murmure de cristal: « Je te veux, mon ange ». Je frissonne à cette pensée tandis que ta langue se glisse le long de mon oreille, puis de mon cou. Ma main passe derrière toi pour t’inviter à t’approcher davantage puis c’est à mon tour de perdre ma bouche dans ton cou.

Après t’être abandonnée quelques instants, un sursaut d’adrénaline emplit tes veines, tu saisis alors ma tête et tu m’embrasses langoureusement. ta main s’introduit sous mes vêtements et tu caresses mon dos. Je me sens comme en transe et ma respiration s’accélère. Tu enlèves mon pull et caresses mon torse, tu me sens frémir sous tes caresses adroites, mon visage est l’expression de l’extase à l’état pur, je me sens hors du temps et de l’espace, plus rien n’existe que toi et moi. Tu parsèmes mon torse de tes baisers, donnant de petits coups de langue sur les tétons puis les pinçant délicatement avec tes dents, pour finir par apaiser cette délicieuse douleur. Tu t’agenouilles et ton regard en dit long sur tes intentions. Tu défais ma ceinture d’un geste et fais tomber mon pantalon à mes pieds. tandis qu’une de tes mains s’affaire à griffer mon torse, de l’autre tu caresses mon sexe à travers le fin tissu te séparant de l’objet de tes désirs. Tu le sens qui se gorge de sang, alors tu enlèves ce dernier rempart et de le voir ainsi dressé pour toi te donne des envies irrépressibles…

Ta main l’effleure à peine et il se raidit encore, quelques coups de langue le long de la verge finissent par achever ma volonté, je suis dès lors à ta merci. Tu le prends dans ta bouche en exerçant une légère pression des lèvres pour l’enserrer, ne l’avoir que pour toi. Puis tu te relèves d’un coup et ton regard empli d’un mélange de désir, de malice et d’envie provoque en moi un trouble encore plus grand. Plaquant tes deux mains sur mon torse, tu me pousses sur le lit et telle une panthère, tu t’approches de ta proie. Tu te déshabilles et je suis émerveillé par la perfection de ton corps, tes cuisses, tes seins, tes hanches sont autant de symphonies invitant au plaisir charnel. Tu te colles à moi, en prenant bien soin que nos sexes se frottent pour me rendre encore plus fou de désir. Tu t’approches de mon oreille et me mordilles les lobes en continuant de te frotter à moi. Puis tu dis d’une voix émue: « Embrasse-moi, mon ange… partout! »

Puis tu nous retournes d’un mouvement. Je me mets alors à embrasser tout ton corps, palpant tes seins tendres et généreux à la fois. Tes tétons sont grossis sous l’excitation, je ne manque donc pas d’y goûter, ce qui provoque des râles de plaisir… Je sens alors tes mains agrippant mes cheveux et tu plaques mon visage contre ton sexe. Quel bonheur! Il est délicieusement parfumé et son goût est exquis. Ma langue commence à remplir son office tandis que tu manipules ma tête pour qu’elle fasse exactement les mouvements que tu désires. Tout ton corps bouge sous l’effet des coups de langue, quant à moi je m’enivre de tes effluves, je sens tes mains qui serrent de plus en plus fort mes cheveux, ta respiration qui se fait violente, des spasmes de plaisir te foudroient tandis que tu m’enserres le visage entre tes cuisses. Puis je t’entends murmurer: « Ne faisons qu’un »…

Je remonte alors vers ton cou pour l’embrasser et le mordiller, en frottant ma verge qui est vraiment raide, elle finit par trouver son chemin et lorsqu’elle entre enfin, nous poussons un soupir à l’unisson. Je commence tout d’abord lentement, nos regards se croisent et nos yeux sont embrumés d’envie. J’accélère un peu, sortant puis rentrant complètement, en étant un peu plus brutal de temps en temps et au vu de la réaction provoquée, tu adores ça. Nos gémissements rythment les mouvements, la cadence grimpe de plus en plus vite, tes mains passent dans mon dos et je sens tes ongles dans ma chair Nos respirations se font rauques et ce lit est devenu un véritable champ de bataille dans la lutte sans merci que nous nous livrons. Nos corps se tendent et s’enserrent encore plus fort, et soudain, je m’enfonce au plus profond de toi, tu es parcourue à nouveau de spasmes qui étranglent mon sexe. De longs jets chauds pénètrent en toi et tes ongles s’enfoncent encore plus dans ma chair, nous hurlons tous deux comme des damnés, le sourire de l’orgasme partagé aux lèvres.

Lorsque je reprends mes esprits, je dépose un doux baiser sur tes lèvres et je m’allonge à côté de toi. Tu déposes ta nuque sur mon bras , je le replie en t’enlaçant tendrement. Tu passes tes mains dans mes cheveux et avec le regard encore plein d’étoiles je devine sur tes lèvres ces mots magiques: « Je t’aime »



Tweet
  • «
  • ‹
  • 4
  • 5
  • 6

Instagram

  • Fuck the World
  • Going to be awesome
  • Quand on se trompe de train...
  • Linux = Anarchie
  • Nature...

Tumblr


  • Hello darkness, my old friend…


    05/20/12


  • photo from Tumblr

    Fuck the World (Pris avec instagram)


    05/17/12


  • photo from Tumblr

    05/16/12


  • It’s a uniquely American prudishness. You can write the most detailed, vivid description of an ax entering a skull, and nobody will say a word in protest. But if you write a similarly detailed description of a penis entering a vagina, you get letters from people saying they’ll never read you again. What the hell? Penises entering vaginas bring a lot more joy into the world than axes entering skulls.
    Author George R. R. Martin (A Song of Ice and Fire.) Interview published in May 2012 Rolling Stones Magazine. (via sweetupndown9)

    05/16/12


  • photo from Tumblr

    Going to be awesome (Pris avec Instagram à Scarkrows)


    05/12/12


  • photo from Tumblr

    Quand on se trompe de train… (Pris avec Instagram à Les Hauts-Geneveys CFF)


    05/12/12


  • Cigarettes, ciel étoilé, Saez, mes pensées. S’accrocher à cet espoir. Malgré les trahisons et les déceptions récentes, j’ai encore envie de croire qu’il y a de rares êtres humains qui valent la peine d’être connus. Merci à eux de me supporter tel que je suis. À une personne en particulier, même si elle ne lira probablement pas ce message

    05/10/12


  • photo from Tumblr

    Nature… (Pris avec Instagram à HES Sierre)


    05/04/12


  • J’arrive gentiment au bout des travaux sur le blog. Enfin, ceux que j’ai prévus, puisqu’il reste les futures remarques des bêta-testeurs. Passage obligé, la confrontation des vues apportant toujours un mieux.

    Retrouvailles bien émouvantes avec ce cher Jack D. Mais ma foi, nos monologues intérieurs sont source de renseignements sur soi. Gnoti seauton, in vino veritas…

    05/03/12


  • Du bourreau au sauveur, de l’agneau au vampire
    On est tous un jour l’un, un jour l’autre, c’est le jeu Qui nous tue et qui fait qu’on vibre
    Saez - L’Abattoir

    05/03/12


Friends

  • Agathe
  • Clémentine
  • Grégoire
  • Kennie
  • La Grenette
  • Lenore
  • Sarah
  • ScarKrows
  • Tavari

Last.fm

Album Art for HeurtHeurtAmesoeurs1 jour ago
Album Art for Ruines humainesRuines humainesAmesoeurs1 jour ago
Album Art for La Reine TrayeuseLa Reine TrayeuseAmesoeurs1 jour ago
Album Art for Et ben tEt ben t'es conDidier Super1 jour ago
Album Art for Petit AnarchistePetit AnarchisteDidier Super1 jour ago
Album Art for Comme Un Enfant Au BrésilComme Un Enfant Au BrésilDidier Super1 jour ago
Album Art for JJ'avais reve du Nord 1Peste Noire4 jours ago
Album Art for JJ'avais reve du Nord 1Peste Noire4 jours ago
Album Art for Laus tibi domineLaus tibi dominePeste Noire4 jours ago
Album Art for SpleenSpleenPeste Noire4 jours ago

Licence Creative Commons