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Politique et société

Vivre et laisser vivre

Posted on 16 janvier 2010 by cretch in Politique et société Pas de commentaires

Réaction à un message de Lycaon, sur Suissnet

Il est à la fois bien vide et bien taré notre pauvre monde, épuisé, réduit à l’inutilité bouffonne d’une gourde gigantesque emplie simplement de l’écho des cris de jouissance simulée, pour que les existences modestes et sérieuses ainsi que pour les valeurs simples soient tant raillées, dénigrées et peu à peu dédaigneusement délaissées. La décence, l’intelligence et la dignité ont définitivement sombré dans les abîmes du ridicule psychanalysant et l’égoïsme névrotique pour que les femmes parviennent à penser et à déclarer sans honte qu’avoir un enfant et l’éduquer est un « sacrifice ». Sacrifice ? Cette chance inouïe, cette possibilité d’éternité, cette mission fondamentale, cette responsabilité glorieuse ?
Des larmes envahissent la croix et le soleil se voile…
Je doute qu’un enfant qui serait le produit de votre mission fondamentale soit autant heureux que dans une famille où il serait le fruit de l’amour. Et comme toute mission divine, car cela semble être le cas pour vous, il faut se sentir appelé et prêt. Pour certains, ce n’est peut-être tout simplement pas le bon moment. Je pourrais également vous objecter que vous réduisez la femme à une usine à bébés, mais j’espère supposer à juste titre que votre pensée va plus loin que ça. Et, oui, ça peut être un véritable sacrifice: pour la mère qui se prive de manger un jour sur deux afin que ses enfants qu’elle élève seule aient à manger, pour celle qui met en péril sa santé mentale en prenant sur elle les soucis de la famille avec un gosse hyperactif, pour celle encore qui nie sa propre existence afin de s’occuper pleinement de son enfant malade.
La luxure et la vulgarité ont terrassé tous leurs opposants et tous leurs anciens maîtres pour que la puanteur poisseuse des boites de nuit, la futilité somnambulesque du shopping compulsif et la crapoteuse promiscuité des bars de nuit soient considérées comme de formidables « épanouissements » tandis que la sobre probité d’un foyer bien tenu et solide, scellé par un serment, devient synonyme d’enfermement et d’abêtissement obscurantiste.
Vous fustigez le festif débridé mais vous omettez que le foyer idéal digne de la Petite Maison dans la Prairie que vous dépeignez peut aussi être destructeur et malsain. Si ce bon Charles avait été alcoolique? S’il avait interdit à sa femme de travailler? S’il avait battu ses enfants lorsqu’ils faisaient une bêtise? Auriez-vous trouvé ce foyer tout autant idéal? Vous oubliez qu’en toute chose, ce qui prévaut, c’est la mesure et le bon sens. Un verre ne fait pas du consommateur un alcoolique, un joint ne fait pas de lui une loque toxicomane, la paire de chaussures sur laquelle a craqué Janine ne fait pas d’elle un être superficiel. Par contre, si Robert se prend une mine tous les soirs au troquet du coin au lieu de rentrer chez lui s’occuper de sa femme, là c’est grave.
La virilité a été étrillée par son artificielle caricature à l’heure de Meetic et de la semi-prostitution généralisée pour que des hommes puissent encore tirer une gloire éphémère quelconque du « nombre » de leurs biens peu périlleuses et bien peu difficiles conquêtes copulatoires. Ils oublient de chercher à s’élever aristocratiquement au-dessus de cette masse tristement jouisseuse grâce à la construction familiale et la fidélité.
Ma foi, mille chemins mènent au tombeau. Si des hommes décident de ne pas s’engager, pourvu qu’ils ne laissent pas espérer à leurs conquêtes un quelconque lendemain, je ne vois pas le problème. Et pour ceux qui « s’élèvent » comme vous dites, tant mieux pour eux et j’en fais partie, mais qu’ils ne s’avisent pas de cracher sur les autres qui ont choisi un mode de vie différent, qui sont-ils pour juger?
Tous les mots ont perdu de leur signification réelle puisque des cohortes toujours plus nombreuses de zombies petits-bourgeois plus ou moins crasseux considèrent la légalisation d’une drogue supplémentaire comme une victoire de la liberté.
Ah, vous avez combattu l’alcool, le jeu, le tabac et la religion, qui peuvent très bien être des drogues? Pas vu la trace… Vous semblez ignorer que ce n’est pas l’objet qui fait l’addiction mais le consommateur. Bon, à part bien évidemment dans le cas des drogues dures, mais personne ne sera jamais assez fou pour les légaliser. Ne vous avisez pas non plus de classer le cannabis dans cette catégorie, j’ai des connaissances qui vivent une vie très équilibrée, qui sont en bonne santé, qui ont une vie de famille et un travail stable, sans compter bien entendu les malades qui se soulagent avec le cannabis.
Nous sommes devenus indifférents à tout pour ne trouver plus rien de gravissime, révoltant, intolérable, plus assez en tout cas pour justifier la colère et la juste violence. Nous avons répudié à jamais le christianisme pour n’exciper de la charité chrétienne que lorsque celle-ci permet d’excuser la lâcheté. Nous sommes devenus à ce point présomptueux pour mépriser si absolument la longue litanie des leçons du passé.
Nous avons d’autres armes pour nous battre pour des causes que nous estimons honorables que la violence que vous prônez. J’y vois là l’aube de sombres dérapages, à moins que vos mots aient dépassé votre pensée. Et comme bien souvent avec vous, vous avez l’air d’estimer qu’en dehors du christianisme, point de morale ni de salut. Je ne suis croyant d’aucune religion mais cela ne m’empêche pas de ne pas prendre ce qui ne m’appartient pas, de ne pas casser la gueule au premier type que je croise, ni de forniquer à tout-va. Croyez au christianisme ou à ce que vous voulez et vivez une vie en accord avec ces principes mais en venez pas dire à ceux qui ne partagent pas vos croyances qu’ils sont des êtres abominables sans foi ni loi…
D’autres font le glaçant constat de la laideur émétique du monde que l’on a contribué à construire pour vouer une hargne absolue et inextinguible à tous ceux qui prétendent vivre en dehors de ses règles et de ses conventions alors qu’ils devraient, en bonne logique, se contenter de les plaindre de n’être pas capables de profiter pleinement des plaisirs indiscutables et des félicités grandioses du progrès et de la modernité.
Les insultes et les éructations agressives de nos ennemis ne sont au final que des hommages mal camouflés.
Nous vivons tous dans un carcan social fait de lois, de tabous, d’interdits, de valeurs, vous y compris. Sachons voir au-delà de ces œillères et peut-être qu’on arrivera enfin à voir ce monde tel qu’il est, avec ses défauts et ses qualités.



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christianisme, lycaon

UDC et homosexualité

Posted on 16 janvier 2010 by cretch in Politique et société Pas de commentaires
Je me dois de revenir sur l’homosexualité, dont j’avais déjà parlé dans ce billet. Tout part de l’UDC et de son message enflammé au sujet de la journée de lutte contre l’homophobie. Réactions diverses entre autres sur le blog de Vincent Pellegrini et sur celui de la Grenette. Et voici donc ma réponse à M. Grégory Logean.
Commençons, si vous le voulez bien, par une leçon de vocabulaire. Vous vous cachez derrière la définition du mot déviant pour dire que vous n’êtes pas homophobe. Le Petit Robert donne comme définition Personne dont le comportement s’écarte de la norme sociale admise. Vous me direz, jusque là, rien d’anormal. Au contraire! On sent bien dans ces mots l’arbitraire de la norme. Vous, vous justifiez cet arbitraire par la loi naturelle. Admettons qu’elle existe (sinon mon billet serait trop bref). Personne n’a prétendu que deux individus du même sexe pouvaient avoir des enfants. De même, vous avez totalement raison en disant qu’une espèce qui ne pourrait plus se reproduire se verrait vouée à l’extinction.Mais cependant, votre raisonnement a des failles béantes. Tout d’abord, vous semblez assimiler le sexe à la reproduction et par voie de conséquence, la femme à une machine à pondre des bébés. J’espère cependant pour vous que je me trompe, sinon votre compagne doit bien s’ennuyer au lit. Pourtant, le sexe, c’est aussi le plaisir et les personnes n’y voyant qu’un « devoir conjugal » sont bien à plaindre. Si par un pur hasard vous me lisiez, M. Logean, pourriez-vous me dire ce que vous pensez d’un couple qui fait l’amour avec pour but le plaisir de se faire mutuellement plaisir? Car si l’on suit votre raisonnement, on ne peut qu’aboutir à la conclusion que ce couple menace l’espèce humaine, ce qui supputerait que ce n’est pas une question d’homosexualité.

Deuxièmement, vous montrez votre excellente compréhension du français en disant que cette fameuse journée de lutte contre l’homophobie est un appel à la débauche. Je ne vois vraiment pas par quel artifice rhétorique vous arrivez à faire ce subtil lien. J’ai l’impression que vous vous contentez, comme dans bien de vos prises de positions, de recracher une partition déjà écrite sans même réfléchir au sens des mots. Notez que j’ai pu lire, écouter ou discuter avec des UDC qui me paraissaient mille fois plus réfléchis et posés que vous, bien que je n’aie pas été du tout d’accord avec eux (Van’Hess, si tu me lis…)

Vous faites encore une erreur dans les comparaisons de votre troisième paragraphe. L’Eglise catholique n’est pas mieux que l’Islam en ce qui concerne la liberté de penser (puisque vous voulez imposer vos valeurs, tout comme veulent le faire certains musulmans), de même un couple hétéro ne vaut pas mieux qu’un couple homo pour l’éducation des enfants. Ce qui fait la différence (autant dans l’Eglise/Islam que le couple) ce sont les qualités intrinsèques des personnes. Après tout, la fourmilière n’est composée que de fourmis. Vous m’objecteriez sans aucun doute que le modèle hétéro-marié du couple donne une meilleure image aux enfants et vous vous tromperiez encore. Si un enfant éduqué par un couple d’ĥomosexuels a des risques d’être malheureux ou perturbé, c’est bien davantage par les quolibets qu’il reçevra à l’école (« fils de pédé », « ton père il suce des bites » et j’en passe) que par l’exemple à la maison de deux personnes qui s’aiment (fussent-ils homosexuels).

Finalement, je vais prendre congé de vous en vous laissant ainsi qu’à mes rares lecteurs quelques réflexions inspirées entre autres par votre dernière phrase « Non, car c’est en suivant le message d’amour des Evangiles et en restant fidèles à nos aïeux, loyaux serviteurs de la Patrie, qu’on bâtira aujourd’hui un pays où il fera bon vivre.« :
  • Est-ce que nos aïeux (la Bible également), si sages étaient-ils, avaient prévu le monde dans lequel nous vivons à l’heure d’aujourd’hui?
  • La fidélité aux principes fondateurs doit-elle être aveuglée ou éclairée?
  • Dans l’hypothèse où Dieu existe, est-il possible que les humains ayant reçu puis transmis son message se soient trompés?
  • Le chemin le plus court pour arriver à Dieu est-il à travers l’Eglise ou de lui à nous?
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grégory logean, homosexualité, udc

Homosexualité, société, culture et morale

Posted on 16 janvier 2010 by cretch in Politique et société Pas de commentaires
Ce billet est en réponse à ce  message de Vincent Pellegrini sur le Blog Religions du Nouvelliste, plus particulièrement au sujet de son commentaire sur le maintien de l’interdiction des mariages homosexuels en Californie.

La culture doit-elle être morale?

S’il vous plaît, ne mettez pas sur le dos de la télé la capacité prodigieuse qu’ont les êtres humains à être de parfaits salopards. Ce n’est pas parce qu’il y a du cannabis dans Weeds que les jeunes fument, ce n’est pas parce qu’il y a des armes dans Les experts qu’il y a des meurtres, ce n’est pas parce que les personnages de Top models se marient souvent avec les ex-conjoints de leur progéniture qu’il y a des divorces et ce n’est pas parce que Numéro 13 dans Dr. House est bisexuelle qu’il y a des homosexuels. À part peut-être pour Top Models, la plupart des séries actuelles expliquent leur succès par leurs aspects humoristiques , leur suspense ou leur style.
Je ne regarde pas 24h chrono pour prendre plaisir à voir Jack Bauer torturer et tuer des gens mais parce que son scénario est plein de suspense. D’ailleurs, pour une série violente, je trouve que l’ami Jack est bien éthique: l’attachement à sa famille, la fidélité à son pays et ses habitants, le placement de la vie humaine au-dessus des lois (il est prêt à aller en prison pour sauver des innocents), il affronte la mort pour ne pas mettre en danger d’autres personnes (il ne cède pas aux séances de torture qu’on lui inflige),etc…
Enfin, une œuvre culturelle (radio, musique, livres y compris) n’a pas à être forcément morale. Je ne vais pas vous faire l’affront d’offenser votre culture mais songez au nombre d’œuvres présentes et passées qui sont moralement insoutenables mais pourtant géniales. La réciproque de ce théorème est qu’une œuvre « bonne » moralement peut être totalement dénuée d’intérêt.

E pluribus unum

Dans une démocratie (et oui, nous ne sommes pas dans une théocratie et les États-Unis non plus) TOUTES les voix devraient pouvoir s’exprimer à armes égales et ne pas utiliser leur stature ou leurs ressources financières pour noyer le poisson. Ainsi, je comprends votre courroux quant à la campagne menée par Hollywood qui a des ressources sûrement supérieures à l’Église. Mais de même, l’Église, dans ce sujet ou d’autres, peut se trouver en face d’adversaires aux moyens et à l’influence bien plus limitées mais dont la voix mérite d’être entendue.
Un des points d’orgue de ma philosophie personnelle est que personne n’a totalement raison (ou tort), que ça soit l’Église, un parti politique, moi-même ou Mme Michu. Dans chaque pensée il y a un fond de vérité ou, au pire, une raison qui pousse à le dire/croire. La difficulté à surmonter est d’être assez intelligent et ouvert pour entendre toutes ces voix et de ne surtout pas repousser une pensée contraire à la nôtre en bloc sans y avoir réfléchi ne serait-ce qu’une seconde. par contre, si après avoir pesé tous les tenants et aboutissants, on est convaincus que l’autre a tort, il faut néanmoins avoir le courage de le lui dire.
Finalement, et c’est l’occasion de placer une petite dédicace à M. Pellegrini, Vox populi, vox Dei. La vérité ne se fait que dans les urnes, tout le reste n’a pas force de loi. Mais c’est à l’expresse condition que ceux qui votent l’aient fait en ayant pu entendre toutes les voix et pris le temps de réfléchir à la question. Car si en Suisse nous avons la chance d’avoir une des démocraties les plus fortes du monde, il est honteux, voire inconcevable, d’avoir des taux de participation souvent en-dessous des 50% et des gens qui vont voter en suivant aveuglément les recommandations de vote de leur parti ou du Gouvernement.

Sur l’homosexualité

J’ai hésité avant de me lancer là-dedans. Mais étant donné qu’il s’agit quand même du cœur du billet de M. Pellegrini, il me fallait bien en parler.  En appliquant les principes énoncés dans le point précédent, je constate qu’on dit tout et son contraire au sujet de l’homosexualité. Pour les uns, c’est un acte abominable et contre-nature,  les autres disent que cela perturbe le développement de la jeunesse. Pour d’autres encore, il faut s’accepter tel qu’on est.  Alors, que leur répondre?

La nature humaine n’est pas morale, elle est moralisée*

Les premiers abordent la délicate question de la nature humaine. Si l’on considère que la nature humaine est déterminée par Dieu (ou la Nature pour les non-croyants), on va aboutir de facto à la même conclusion que mon professeur de philo du temps du collège, Michel Siggen que je salue s’il passe par là:  « Un pénis n’est pas fait pour entrer dans un anus, il n’y a pas de lubrifiant naturel comme dans un vagin » (du moins était-ce à peu près ses mots, ma mémoire peut me jouer des tours mais l’esprit qu’il voulait transmettre me semble y être).
Alors certes, ce n’était pas prévu dans le « plan » de l’espèce humaine, mais ce n’était pas non plus prévu que l’homme marche sur la Lune, va-on pour autant dire qu’il est immoral ou contre-nature pour l’homme d’aller dans l’espace? Bien sûr que non, parce qu’il est dans la nature humaine de dépasser ses limites avec des machines, à l’aide de différents objets, etc… Dans le cas de l’homosexualité donc (bien que ça soit réducteur de la réduire à la pénétration anale), il y des lubrifiants pour pallier à la sécheresse de l’endroit, et les homosexuels (y compris dans les rapports sado-maso qu’une minorité entretient!) ne perçoivent pas la sodomie comme une douleur mais comme un plaisir. Ceci étant dit, si les partisans de la thèse de la nature humaine préexistante soutiennent que le plaisir ne fait pas partie de la nature humaine, qu’ils exigent la suppression de tous les autres plaisirs. Il ne vaut pas non plus la peine de s’attarder sur le fait qu’un homosexuel ne contribue pas à la survie de l’espèce tant l’argument est ridicule.
À titre personnel, je pense que la nature humaine est définie par l’homme lui-même et qu’il n’a de cesse de se réinventer jour après jour. Ainsi, il est un non-sens de parler de nature humaine puisque cette dernière ne me semble pas figée et n’a de limites que son esprit. Ou alors, il faut dire que la nature (ou spécificité) humaine est son esprit  qui a été et seras toujours changeant au fil du temps.
*Patrick Scharnitzky

Le reflet du miroir

Deuxièmement, certains avancent que l’image renvoyée par la société de l’homosexualité perturbe la jeunesse. Ils prétendent qu’elle les incite à devenir homosexuels. Ils voudraient donc qu’elle les incite à ne pas le devenir, ce qui à mon sens serait une terrible erreur. Pourquoi? Parce que vouloir inciter quelqu’un implique que cette personne puisse faire un choix. Or les homosexuels et les hétérosexuels le sont, un point c’est tout, y compris l’homosexuel qui essaie de « corriger ses travers » dans un mariage hétéro. Ce qu’il y a de pervers et de dangereux avec cette théorie, c’est que l’homosexuel risque de culpabiliser d’être ainsi  et au mieux être malheureux, au pire, se suicider. Car il ne faut pas se voiler la face, si des jeunes se sentent mal dans leur peau au moment de la construction de leur identité sexuelle, c’est bien parce qu’on leur fait comprendre qu’ils ne sont que des sous-hommes sans virilité.

L’acceptation

Arrivé au 3ème point, force est de constater que le seul moyen d’être heureux pour un homosexuel, c’est de s’accepter. Si on lui bourre le crâne d’idées négatives sur la question, il finira au mieux malheureux, au pire mort. Tandis qu’en lui envoyant un signal positif, il sera à l’aise avec sa sexualité. Quant aux hétéros,  s’ils sont convaincus, ce qu’on leur dira peut soit les rendre haineux envers les homos, soit tolérants. Après, s’il a des doutes, bien sûr que ça peut l’influencer. Mais les modèles positifs hétéro existent aussi et sûrement en plus grand nombre que les modèles  homos. Vouloir à tout prix forcer les gens à être hétéro au nom d’une certaine nature ou d’une pensée religieuse, c’est montrer le plus flagrant des mépris envers l’être humain.
Finalement,  la seule raison d’être d’un mariage hétéro traditionnel, c’est justement la tradition. Tradition qui n’est d’ailleurs  pas nécessaire pour faire des enfants, être amoureux et vivre en couple

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homosexualité, morale, nature humaine, nouvelliste, vincent pellegrini
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