Just another hollowman
  • Google
  • Instagram
  • Tumblr
  • Twitter
  • Rss
  • Accueil
  • Blog
    • À la Une
    • Annonces
    • Morceaux choisis
    • Politique et société
  • Textes
  • Musique
  • Saez
  • À propos

Politique et société

Pédophilie, troll et bons sentiments

Posted on 12 juillet 2011 by cretch in Politique et société Pas de commentaires

J’éprouve toujours une certaine fascination par la faculté qu’ont les gens à tomber dans les panneaux les plus évidents. Il suffit d’un troll grossier tel que cet article publié par le site Brave Patrie traitant d’un site de rencontres pour pédophiles pour que, emportés par leur élan, une horde de braves citoyens se mette à dénoncer la banalisation de tels actes. Je ne défends pas la pédophilie, cependant force est de constater qu’il y a une foule innombrable qui laisse tomber toutes ses capacités de réflexion et d’analyse dès lors qu’il y a un sujet un tant soit peu émotionnel en jeu.

Enfin, bonnes gens, ouvrez un peu les yeux! Comment un site ayant pour sous-titre « Le vrai journal des vraies valeurs de la France vraie » peut-il être pris au sérieux? Si cela ne suffisait pas, il suffit de se plonger un peu dans l’article pour constater qu’il est cousu de grosses ficelles qui ne font rien pour arranger sa vraisemblance. Tout d’abord le Pedolya®, qui signifie que la marque a été déposée et approuvée par un organisme officiel (en l’occurrence français). Ensuite, le clin d’oeil (si on peut se permettre ce terme) à Gleeden, site de rencontres extra-conjugales heurtant certaines morales. Le troll se voulant être une surenchère d’éléments choquants, les auteurs ont juste repris le concept de Gleeden en y ajoutant LE sujet fâcheux par excellence: la pédophilie. Et comme si cela n’était pas assez, on en rajoute encore une couche en donnant des raisons d’être qui sentent la provocation à des années-lumière à la ronde:  »La pédophilie, c’est sûrement la seule façon d’être équilibré et de résister au divorce aujourd’hui… une preuve d’amour en somme.« 

Malgré la mise en évidence de ces points, il subsiste encore des gens pour soutenir qu’il s’agit d’une couverture. À voir du pédophile partout y compris là où il n’y en a pas, le combat contre ce fléau en pâtit indirectement. Les personnes s’engageant dans cette lutte ont beau être sincères, passer ses journées à faire tourner de multiples pétitions online, textes larmoyants et images d’enfants photoshopés avec des ailes d’ange dans les nuages n’a jamais contribué et ne contribuera jamais à lutter contre la pédophilie. Ces gens gaspillent donc leur précieuse énergie à prêcher des convaincus, puisque vous pensez bien qu’un pédophile ne se laissera pas attendrir par de tels arguments. Qu’ils se réunissent en comité réduit, échafaudent des propositions de lois un peu plus élaborées que « Pendons-les par les couilles », ça sera infiniment plus efficace que les gesticulations habituelles. C’est sans compter les risques de dérives. Toute cette masse émotionnelle est une aubaine pour les politiques et les industriels. Sous couvert de protéger nos enfants, on pourrait bientôt en être amenés à les doter d’une puce « pour leur sécurité » et ainsi mettre le pied dans un dangereux engrenage sécuritaire avec son cortège de lois. L’utilisation de la peur, la plus vieille pratique démagogique au monde, remporte encore aujourd’hui un succès phénoménal. Ne tombons pas dans ce piège.

Tweet
brave patrie, gleeden, pedolya, pédophilie

DSK: Délit de sale queue?

Posted on 20 mai 2011 by cretch in Politique et société Pas de commentaires

Il y a mille raisons pour écrire un billet sur l’affaire DSK qui fait vendre quelques feuilles de chou ces jours-ci. On pourrait dénoncer l’horreur subie par les femmes violentées, critiquer la protection dont bénéficient les nantis dans pas mal de pays, parler de l’aberration du système judiciaire américain régi par l’argent, etc … Mais d’autres se sont déjà préoccupés de ces questions en long et en large. De plus, le consensus est largement acquis, alors à quoi bon débattre de ces questions?

Donc, parmi les choses qui m’ont fait tiquer, il y a l’empressement de l’opinion publique à vouloir clouer DSK au piloris. Ce n’est pas parce qu’il a  une réputation plus que sulfureuse derrière lui et des plaintes en suspens qu’il est forcément coupable pour ce crime-ci.  D’aucuns  voudraient que l’on croie la femme dès le moment où elle porte plainte, mais ça serait une erreur.

En effet, pourquoi la croire davantage elle que DSK (et vice-versa)? L’enquête vient à peine de débuter et nous n’en avons qu’un écho lointain relayé par plusieurs couches de médias, sources, témoignages, déclarations officielles ou officieuses, suppositions. La femme pourrait mentir pour obtenir, par exemple, une compensation financière juteuse ou pour faire chuter DSK, tout comme ce dernier pourrait très bien mentir pour couvrir un crime. La seule certitude étant qu’on ne peut pas pour le moment savoir la vérité. Le problème est que si on a la mauvaise idée de signaler qu’il est présumé innocent jusqu’à conclusion de l’enquête, on est immédiatement taxé d’être un machiste phallocrate défendant un monstre sanguinaire et que le sort de la victime nous est totalement égal. Sauf qu’en disant cela, on ne prend en fait parti pour personne…

Mais allez faire comprendre cela à des gens qui sont à un tel point dans un schéma de pensée préconçue qu’ils ne peuvent même pas entendre vos arguments. Oui, le viol fait partie des crimes les plus horribles qui existent, oui les victimes de viol font face à d’énormes difficultés notamment d’ordre psychologique, oui mon instinct me dit que DSK est probablement coupable et je suis d’avis que s’il l’est réellement, il devra être puni avec toute la sévérité que mérite ce crime. Cependant, il demeure nécessaire d’user du conditionnel dans un sens comme dans l’autre. Est-ce donc une position horrible à ce point ?

Tweet
dominique strauss-kahn, dsk, procès, viol

Renvoyons l’initiative à l’expéditeur!

Posted on 21 novembre 2010 by cretch in Politique et société Pas de commentaires

Les chiffres ont fusé dans tous les sens au sujet de la controversée Initiative sur le renvoi. Entre sources officielles, neutres ou alambiqués, méthodes de calcul discutables ou carrément farfelues,il y a de quoi douter sérieusement de leur pertinence, d’autant plus que c’est une sensation ressentie dans chaque camp. Comme toujours dans le cas de votes sujets à débat, l’émotionnel et le subjectif ont tendance à prendre le dessus sur le rationnel. La plus belle preuve en est que certains partisans de l’Initiative, lorsqu’ils la défendent publiquement parlent d’éloigner les violeurs et les pédophiles (qui sont majoritairement suisses, ce qu’ils s’empressent de ne pas mentionner) avant de parler des autres points de leur texte car ils savent que ce sont deux choses  qui déchaînent très facilement les foudres populaires et leur assureront donc plus facilement d’avoir l’approbation de leurs auditeurs. Et bientôt c’est tout l’orchestre à l’unisson qui fait vibrer ses violons sur la corde émotionnelle…

Il y a plusieurs choses qui me dérangent dans ce projet de loi. Tout d’abord, elle s’occupe des conséquences d’un crime pas de ses causes. Forcément, si on expulse tous les étrangers criminels, les statistiques de la criminalité étrangère vont baisser. Mais est-ce que ça empêchera le crime de se réinstaller? N’aurait-on pas des résultats bien plus efficaces en cherchant à savoir pourquoi il y a des criminels et en prenant des décisions à même de diminuer voire supprimer ces causes criminogènes. Même dans des pays où l’on a instauré la peine de mort, dissuasion bien plus extrême que le renvoi, les taux de criminalité ne frisent pas franchement les pâquerettes.

Alors peut-être bien que certains jeunes sont violents et discourtois, pour faire un pléonasme. Peut-être même le sont-ils davantage qu’à l’époque où ça fracassait des mâchoires entre Saviésans et Sédunois dans les tavernes du Vieux-Pays. Mais cette initiative comme d’autres projets de lois ne s’occupent que du volet répressif et c’est manquer de vision d’ensemble. Si la politique d’intégration et d’éducation (que ça soit par l’État ans les écoles ou par les parents, à bien noter) de la jeunesse et des immigrants est réussie avec du bon sens et que les Suisses et les étrangers ont une envie réelle d’aller vers l’autre, je vous parie que le taux de criminalité diminuera de manière drastique et durable. Quant à la police, peut-être qu’elle concentre mal ses forces. A courir après les fumeurs d’herbe et ceux qui sont à 85.1 km/h ou parqués un pneu en-dehors de la ligne, il ne faut pas s’étonner qu’ils ne soient pas davantage présents quand on a besoin d’eux. Je parle bien de présence, pas de venir à 10 à la gare de Sion pour des contrôles d’identité.

Autre point litigieux, l’automatisme de la peine, ne tenant pas compte des cas particuliers. Quand on voit certains « étrangers » mieux connaître la Suisse que des citoyens « de souche », cela laisse inévitablement songeur. Des Africains fracassant la mâchoire d’un Valaisan bourré qui les a abordé en criant des « Nègres dehors », « Sieg heil » et faisant le salut hitlérien doivent-ils être expulsés?  De même, cette initiative vise à diminuer des crimes à forte charge émotionnelle. Regardez UBS encaisser des milliards sur le dos des pauvres ânes bâtés que nous sommes. Là, étrangement, on a très peu entendu certains partis se prononcer… Qui de l’étranger qui braque un petit kiosque pour quelques centaines de francs au spéculateur financier bien suisse qui a volé des centaines de francs à des miliers de gens en serrant la main aux politiques fait-il le plus mal au pays, je vous le demande. Pourtant celui-là jouit d’une retraite dorée à jouer au golf avec les copains à Crans et à fréquenter les palaces. De là à dire que l’initiative est un écran de fumée destiné à occulter les vrais problèmes, il n’y a qu’un pas.

Puis il y a le côté « légal ». Incompatible avec les traités internationaux acceptés par le peuple, contraire aux Droits de l’Homme, manque d’accords avec certains pays, renvoi déjà possible selon la loi actuelle. Que répondent les partisans à cela? Trouvent-ils normal, alors qu’ils prônent une stricte égalité devant la loi d’établir un appartheid juridique entre Suisses et étrangers avec une double-peine? Est-ce une manière pour eux d’instiller dans la tête du peuple l’idée que certains sont plus égaux que d’autres?


Tweet
étrangers, initiative, renvoi, udc

House contre Dieu

Posted on 16 janvier 2010 by cretch in Politique et société Pas de commentaires

Quel plaisir de lire mes flux RSS, certains matins! Le camarade Millenium s’est lancé dans la critique TV et comme d’habitude, il aurait mieux fait de se taire. À mon humble avis, il va chercher trop loin, ce ne sont que de simples divertissements sans aucune prétention, loin d’être le symbole des batailles épiques que se livrent les différentes manières de voir le monde. On parle de divertissement de masse et cette dernière n’ira jamais chercher des explications aussi tordues, qui n’existent que dans les têtes de ceux qui les échafaudent. Mais bon, je suis aussi tordu alors on va faire comme si ce n’était pas que des délires sortis d’un esprit névrosé.Lost n’est pas une série façon « Les Experts », où l’on peut regarder chaque épisode indépendamment du reste, l’intrigue est étalée sur des saisons entières, voire sur la série complète. On s’imagine une explication, qui fond comme neige au soleil quelques épisodes plus tard en vertu des nouveaux « faits » qui nous sont peut-être présentés juste pour brouiller les pistes. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai fortement l’intuition que le finale de la saison 6 (et donc de la série), tournera autour d’Hugo Reyes, soit dit en passant.

Donc, notre critique en herbe parle des ours polaires de l’île, dont la présence serait expliquée par les flash-backs récurrents, comme la majeure partie des évènements de la série. Pour son information, les deux théories qui ressortent le plus sont soit qu’ils étaient là pour subir des manipulations génétiques, soit qu’ils étaient utilisés pour tourner la roue permettant de déplacer l’île. En effet, celui qui bouge l’île ne peut plus y retourner et est téléporté en Tunisie, ce qui arriva à Locke et un ours polaire dont on retrouva le cadavre. Bon, bien évidemment qu’on nage en pleine science-fiction, vous ne trouverez aucune personne saine d’esprit qui pensera que ça peut se produire réellement. Mais force est d’avouer qu’une présence « réelle » des ours s’explique davantage par les deux théories susnommées que par une quelconque idée constructiviste qui stipulerait que le fait qu’Hugo Reyes aie eu lu une BD avec des ours les projette de facto sur l’île. Bref, qu’il attende la fin de la série avant de sortir des âneries.

D’ailleurs, parlons-en, du constructivisme. Millenium semble avoir quelques peines à définir cette notion: Ce qui signifie en gros que ce que vous (ou la société de manière collective) avez vécu dans votre passé détermineentièrement le monde qui vous entoure. Plus précisément, vous ne le voyez pas tel qu’il est (au moins en partie), vous le créez au fur et à mesure. Faut savoir, est-ce un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout? Parle-on du monde physique ou mental? Quoi qu’il en soit, il fait une erreur grossière en confondant réalité et interprétation de cette même réalité. Selon les points de vue, le couteau de cuisine peut être un instrument pratique pour découper de la viande ou une arme mortelle. Pourtant, il reste pourvu d’un manche en plastique et d’une lame en acier. La réalité nue, au fond, est froide, elle n’a aucun sens. Nous lui en donnons un par nos croyances et nos interprétations. Bref, on est bien loin de la caricature insipide et grossière que dessine l’auteur. Mais au fond, son article n’est qu’un prétexte pour taper sur sa marotte du moment: la pédonculite. Changez de disque, vous êtes comme un vieux vinyle rayé qu’on a trop entendu. Il n’y a même plus besoin de lire vos articles pour savoir ce que vous pensez, aucune surprise, pas de saveur, rien.

Enfin bref, après le crash de l’Oceanic Airlines, nous voici de retour sur la terre ferme en compagnie du Dr. House. Il est dépeint dans l’article de Millénium comme un chercheur de vérité, Everybody lies, rappelez-vous. Là où son analyse pêche, c’est qu’il met le manque de savoir-vivre de House sur le dos de son matérialisme, comme si la morale et l’éthique était l’apanage des croyants, quelle bonne blague! Avoir la foi n’empêche pas d’être quelqu’un d’imbuvable, prétentieux et hypocrite. On en est même en droit de se demander si ce genre de croyants a retenu un point essentiel: la charité chrétienne. De plus, fonder sa morale toute entière sur Dieu au lieu de principes rationnels et tangibles, c’est admettre qu’on a pas été fichu de trouver une explication et qu’on sort sa carte joker: puissance divine. Notez, c’est très bien vu comme argument, ça explique la totalité du monde et permet de se dispenser de réfléchir. Au pire, en face d’une preuve contradictoire, on dira que c’est un complot fabriqué de toutes pièces par les moudjahidine gaucho-anarcho-maçonniques du NWO

 

Tweet
house, lost, millenium, suissnet, tv

La crucifixion de la laïcité

Posted on 16 janvier 2010 by cretch in Politique et société Pas de commentaires

Depuis quelque temps maintenant, on peut lire dans les journaux et blogs plusieurs prises de positions contre la religion catholique ou plutôt certains de ses signes externes: les crucifix en Italie interdits par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, Narcisse Praz de vouloir que cette décision s’applique en Valais et Christian Levrat de partir à l’assaut des soutanes, sans compter l’assaut porté par les Jeunesses socialistes suisses. C’est bien trop facile de botter tout cela en touche plutôt que d’engager une réflexion profonde sur la place du religieux, qu’il soit catholique, musulman ou autre.

Tels ceux qui ont une poutre dans l’œil, les conservateurs sont très bien capables de fustiger l’Islam, mais quand il s’agit de leur propre croyance, c’est peine perdue comme le dit Alcazard, Touche pas à mes grigris, c’est tout! Mais malheureusement, dans le Vieux-Pays, la laïcité est un mot rayé des dictionnaires et qui n’est pas près de l’être:un petit tour dans la Loi sur l’instruction publique (juillet 1962) valaisanne nous permet en effet de mettre en exergue les points suivants:

Art. 3 Mission générale de l’école
L’école valaisanne a la mission générale de seconder la famille dans l’éducation
et l’instruction de la jeunesse.
A cet effet, elle recherche la collaboration des Eglises reconnues de droit public
(appelées ci-après Eglises).
Elle s’efforce de développer le sens moral, les facultés intellectuelles et physi-
ques de l’élève, de le préparer à sa tâche de personne humaine et de chrétien.

Art. 47 But – Moyens
Le cycle d’orientation offre à l’élève la possibilité:
[...]
b) de répondre à ses besoins spirituels et religieux dans une perspective chré-
tienne et dans le respect de la liberté de conscience et de croyance;
[...]

Art. 57 Principes (Enseignement religieux)
Les Eglises sont responsables de l’enseignement religieux et de l’animation spi-
rituelle dans les écoles, pour les membres de leur confession. L’Etat et les
communes apportent leur concours.
L’enseignement religieux des Eglises fait partie du programme. Il est donné
dans le cadre de l’horaire scolaire. L’élève en est dispensé sur communication
écrite. La signature des parents est nécessaire pour l’élève qui n’a pas 16 ans
révolus.
Si une Eglise n’est pas en mesure d’assumer sa tâche dans le cadre de l’école,
l’Etat subventionne l’enseignement religieux donné en dehors de l’horaire sco-
laire.

Art. 120ter Activités parascolaires
[...]
En outre, l’Etat peut subventionner les activités religieuses parascolaires (ani-
mation spirituelle). Ces activités sont organisées par les Eglises en complément
de l’enseignement religieux.

L’on voit donc bien que, du point de vue légal, l’éducation valaisanne n’est pas laïque. Ceux qui voudraient davantage de glose à ce sujet peuvent consulter le blog de Vincent Pellegrini qui traite très bien ce sujet. Il montre également que du point de vue de la Constitution Fédérale, il suffit que l’enseignement religieux ne soit pas obligatoire pour être conforme. Cependant, les points mentionnés ci-dessous me dérangent. Tout d’abord parce qu’il apparait clair que l’État puisse subventionner et assister l’Église. Ce qui veut dire qu’une partie des impôts que chaque Valaisan paie bénéficie à l’Eglise, même s’il n’est pas catholique. Si cette dernière n’a pas de quoi poursuivre son œuvre, tant pis, ce n’est pas le rôle de l’État que de l’aider, y compris si l’argent versé provient de l’impôt sur le culte qui devrait, à mon sens, être collecté directement par l’Église auprès de ses membres. La proposition des Jeunesses Socialistes de supprimer les Facultés de théologie s’inscrit dans cette logique de séparation Église/État. Bien que certains aient argué que le financement par des privés des centres de formations (dans le cas où il n’y aurait plus de Facultés de théologie, donc) puisse faire le terreau du fondamentaliste, je ne crois pas que cet argument soit recevable, car il trouvera toujours son chemin.

De même, parler de liberté de croyance alors que la loi elle-même est parsemée de christianisme n’a aucun sens. La liberté de croyance ne sera garantie que quand nos lois ne seront plus fondées sur des préceptes religieux (Ce qui vaut aussi pour le « Au nom de Dieu tout puissant » de notre Constitution; d’ailleurs, comment pouvoir y adhérer si l’on est athée?) et qu’on cessera de regarder encore bien trop souvent en Valais un non-chrétien comme quelqu’un de moins honorable que les autres. J’en ai plus que raz-le-bol de ces théories fumeuses sous-entendant que seul un croyant/pratiquant puisse avoir une morale qui tienne la route car j’ai vu bien trop de soi-disants chrétiens loin d’être autant  humains, charitables, dévoués et humbles que des gens sans croyances religieuses.

Je ne nie le droit à personne de croire en ce qu’il veut, que ça soit en Dieu, Allah ou au pastafarisme. Qu’il en parle à qui bon lui semble mais qu’il n’utilise pas l’État et encore moins l’école pour promouvoir sa doctrine. C’est une tâche qui ne devrait en principe incomber qu’aux paroisses et aux parents alors que ces derniers s’organisent et prennent leur responsabilité.

 

 

Tweet
école, laïcité, valais
  • 1
  • 2
  • 3

Instagram

  • Fuck the World
  • Going to be awesome
  • Quand on se trompe de train...
  • Linux = Anarchie
  • Nature...

Tumblr


  • Hello darkness, my old friend…


    05/20/12


  • photo from Tumblr

    Fuck the World (Pris avec instagram)


    05/17/12


  • photo from Tumblr

    05/16/12


  • It’s a uniquely American prudishness. You can write the most detailed, vivid description of an ax entering a skull, and nobody will say a word in protest. But if you write a similarly detailed description of a penis entering a vagina, you get letters from people saying they’ll never read you again. What the hell? Penises entering vaginas bring a lot more joy into the world than axes entering skulls.
    Author George R. R. Martin (A Song of Ice and Fire.) Interview published in May 2012 Rolling Stones Magazine. (via sweetupndown9)

    05/16/12


  • photo from Tumblr

    Going to be awesome (Pris avec Instagram à Scarkrows)


    05/12/12


  • photo from Tumblr

    Quand on se trompe de train… (Pris avec Instagram à Les Hauts-Geneveys CFF)


    05/12/12


  • Cigarettes, ciel étoilé, Saez, mes pensées. S’accrocher à cet espoir. Malgré les trahisons et les déceptions récentes, j’ai encore envie de croire qu’il y a de rares êtres humains qui valent la peine d’être connus. Merci à eux de me supporter tel que je suis. À une personne en particulier, même si elle ne lira probablement pas ce message

    05/10/12


  • photo from Tumblr

    Nature… (Pris avec Instagram à HES Sierre)


    05/04/12


  • J’arrive gentiment au bout des travaux sur le blog. Enfin, ceux que j’ai prévus, puisqu’il reste les futures remarques des bêta-testeurs. Passage obligé, la confrontation des vues apportant toujours un mieux.

    Retrouvailles bien émouvantes avec ce cher Jack D. Mais ma foi, nos monologues intérieurs sont source de renseignements sur soi. Gnoti seauton, in vino veritas…

    05/03/12


  • Du bourreau au sauveur, de l’agneau au vampire
    On est tous un jour l’un, un jour l’autre, c’est le jeu Qui nous tue et qui fait qu’on vibre
    Saez - L’Abattoir

    05/03/12


Friends

  • Agathe
  • Clémentine
  • Grégoire
  • Kennie
  • La Grenette
  • Lenore
  • Sarah
  • ScarKrows
  • Tavari

Last.fm

Album Art for HeurtHeurtAmesoeurs1 jour ago
Album Art for Ruines humainesRuines humainesAmesoeurs1 jour ago
Album Art for La Reine TrayeuseLa Reine TrayeuseAmesoeurs1 jour ago
Album Art for Et ben tEt ben t'es conDidier Super1 jour ago
Album Art for Petit AnarchistePetit AnarchisteDidier Super1 jour ago
Album Art for Comme Un Enfant Au BrésilComme Un Enfant Au BrésilDidier Super1 jour ago
Album Art for JJ'avais reve du Nord 1Peste Noire4 jours ago
Album Art for JJ'avais reve du Nord 1Peste Noire4 jours ago
Album Art for Laus tibi domineLaus tibi dominePeste Noire4 jours ago
Album Art for SpleenSpleenPeste Noire4 jours ago

Licence Creative Commons